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Le Guide du Vin

Les bases pour mieux comprendre le vin et le déguster.

Bienvenue dans Le Guide du Vin de Chardo Wine Club. Un guide conçu pour apporter des réponses simples et précises aux questions que l’on se pose vraiment sur le vin.

Cépages, régions, appellations, terroirs, millésimes, vinification, arômes, accords… Le monde du vin peut parfois sembler complexe lorsqu’on commence à s’y intéresser. Pourtant, il n’est pas nécessaire de connaître des centaines d’appellations ou de mémoriser un vocabulaire technique pour mieux comprendre ce que l’on boit.

Quelques grands repères permettent déjà de regarder une bouteille différemment et de comprendre pourquoi deux vins peuvent avoir des profils totalement opposés.

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Comment déguster un vin ?

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Comprendre les cépages

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Comment le vin est-il élaboré ?

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Régions, appellations et terroirs

Étiquette Cabernet Sauvignon

Lire une etiquette de vin

Verser du vin rosé

Quel vin est fait pour vous ?

Charcuterie et vin

Les bases des accords mets & vins

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Pourquoi comparer plusieurs vins ?

Réunion de dégustation de vin

Déguster: le meilleur moyen d'apprendre

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À quelle température faut-il servir le vin ?

Verser du vin rosé

Faut-il toujours carafer un vin ?

Charcuterie et vin

Bien conserver ses vins

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Savoir si un vin peut vieillir

Réunion de dégustation de vin

Le millésime est-il important ?

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Quel verre pour quel vin ?

Comment déguster un vin

Déguster un vin ne consiste pas à chercher absolument des arômes de cassis, de cuir ou de sous-bois, ni à utiliser un vocabulaire compliqué. Déguster, c’est avant tout prendre quelques instants pour observer, sentir, goûter et comprendre ce que le vin provoque en bouche.

La dégustation permet également de comparer. Un vin paraît-il plus frais qu’un autre ? Plus puissant ? Plus tannique ? Plus rond ? Plus aromatique ? C’est en confrontant différents vins que l’on construit progressivement sa propre mémoire gustative.

1. Observer le vin

La première étape consiste à regarder le vin dans son verre. Sa couleur, son intensité et ses nuances fournissent déjà quelques informations. Un rouge peut aller du rubis très clair au grenat presque opaque ; un blanc, du jaune très pâle à des teintes beaucoup plus dorées.
La couleur dépend notamment du cépage, de la méthode d’élaboration et de l’évolution du vin. Elle constitue donc un premier indice, mais ne permet jamais à elle seule de tirer une conclusion définitive.

2. Sentir le vin

Le nez constitue une partie essentielle de la dégustation. Commencez par sentir le vin sans agiter le verre, puis faites-le légèrement tourner afin de favoriser la libération de ses composés aromatiques.
Plutôt que de chercher immédiatement un arôme extrêmement précis, commencez par identifier de grandes familles : fruits, fleurs, végétal, épices, notes boisées, grillées ou encore arômes d’évolution. Avec l’expérience, les descriptions deviennent naturellement plus précises.
Il n’existe d’ailleurs pas toujours une seule bonne réponse. Notre perception des arômes dépend de notre mémoire olfactive et de nos expériences personnelles.

3. Goûter le vin

En bouche, on ne s’intéresse plus uniquement aux arômes. On cherche surtout à comprendre l’équilibre et la structure du vin.
L’acidité apporte de la fraîcheur. Les tanins créent cette sensation plus ou moins asséchante que l’on rencontre notamment dans les vins rouges. L’alcool participe à la sensation de chaleur et de volume. Le sucre influence la perception de douceur. La matière donne au vin une sensation plus légère ou plus ample.

Enfin, observez ce qui reste après avoir avalé ou recraché le vin. Les sensations disparaissent-elles immédiatement ou persistent-elles plusieurs secondes ? Cette persistance constitue ce que l’on appelle communément la longueur en bouche.
 

Le but n’est pas d’attribuer une note au vin, mais de pouvoir progressivement répondre à trois questions très simples : Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’aime ? Pourquoi est-ce que je l’aime ?

Comment déguster un vin

Comprendre les cépages

Un cépage est une variété de vigne cultivée pour produire du raisin. Chardonnay, sauvignon blanc, chenin, riesling, pinot noir, merlot, cabernet sauvignon ou syrah sont ainsi des cépages différents.
Chaque cépage possède certaines caractéristiques naturelles : niveau d’acidité, épaisseur de la peau, potentiel tannique, profil aromatique ou encore capacité à mûrir sous certains climats. Le cépage constitue donc l’une des grandes clés permettant d’anticiper le profil d’un vin.

• Chardonnay

Le chardonnay est capable de produire des styles extrêmement différents. Selon son origine et son élaboration, il peut donner des vins frais, tendus et minéraux ou, au contraire, des vins beaucoup plus riches, amples et parfois boisés.

• Sauvignon blanc

Le sauvignon blanc se caractérise généralement par une acidité marquée et une expression aromatique importante. Agrumes, fruits exotiques, fleurs ou notes végétales peuvent apparaître selon son origine et sa maturité.

• Chenin blanc

Particulièrement polyvalent, le chenin peut produire des vins secs, effervescents ou moelleux. Son acidité naturelle lui permet également de conserver une belle fraîcheur et, pour certains vins, d’évoluer pendant de nombreuses années.

• Riesling

Le riesling est généralement associé à des vins précis, frais et très expressifs. Selon son origine et son élaboration, il peut être parfaitement sec ou présenter différents niveaux de sucrosité.

• Pinot noir

Le pinot noir produit généralement des vins moins colorés et moins tanniques que de nombreux autres grands cépages rouges. Il peut donner des vins fins et délicats, souvent marqués par les fruits rouges et capables de développer une grande complexité avec l’âge.

• Merlot

Le merlot donne souvent des vins relativement ronds et souples, avec une expression fruitée généreuse. Il peut être utilisé seul ou assemblé avec d’autres cépages, notamment à Bordeaux.

• Cabernet sauvignon

Le cabernet sauvignon possède généralement davantage de structure et de tanins. Il peut produire des vins puissants et aptes au vieillissement, notamment lorsqu’il est cultivé dans des conditions permettant une bonne maturité.

• Syrah

La syrah peut produire des vins colorés, structurés et expressifs, avec des notes pouvant évoquer les fruits noirs, les épices, le poivre ou encore la violette.

Mais connaître le cépage ne suffit jamais à connaître totalement un vin. Le climat, le sol, le millésime et les décisions prises par le vigneron peuvent transformer profondément son expression.

cépages

Comment le vin est-il élaboré

Avant d’arriver dans notre verre, le vin est le résultat d’une succession d’étapes et de décisions. Tout commence naturellement dans la vigne : choix du cépage, conduite de la vigne, maturité du raisin et date des vendanges influencent déjà le futur vin.
Après les vendanges, les raisins sont acheminés vers le chai. L’une des étapes fondamentales est la fermentation alcoolique : sous l’action des levures, les sucres naturellement présents dans le raisin sont transformés principalement en alcool et en dioxyde de carbone.

Pourquoi le vin rouge est-il rouge ?

La couleur du vin rouge provient principalement des pigments présents dans la peau des raisins noirs. Pendant la vinification, le jus reste en contact avec les peaux : cette macération permet d’extraire de la couleur, des arômes et des tanins.

Et le vin blanc ?

Pour la majorité des vins blancs, on cherche au contraire à séparer rapidement le jus des peaux avant la fermentation. Il est même possible de produire certains vins blancs à partir de raisins noirs lorsque le jus, naturellement clair pour la plupart des cépages, est séparé rapidement de la peau.

Quel rôle joue l’élevage ?

Après la fermentation, le vin peut poursuivre son évolution dans différents contenants : cuves inox, béton, fûts ou autres récipients. Le choix du contenant, la durée d’élevage et les interventions du vigneron vont contribuer au style final du vin.


Un passage en fût ne sert donc pas simplement à donner un « goût de bois ». Il peut également influencer la texture, l’évolution aromatique et les échanges très progressifs avec l’oxygène.

élaboration du vin

Régions, appellations et terroirs: comment s'y retrouver?

Bordeaux, Bourgogne, Champagne, Alsace, Loire, Rhône, Beaujolais, Jura, Provence, Languedoc… La France possède une immense diversité de vignobles. Chaque région s’est construite autour de cépages, de climats, de sols et de traditions particulières.
Pour commencer à comprendre le vignoble français, il est beaucoup plus efficace de connaître les grandes régions et leurs principaux styles que de chercher à mémoriser immédiatement des centaines d’appellations.

Qu’est-ce qu’une appellation ?

Une appellation d’origine protégée correspond à une zone géographique délimitée associée à un cahier des charges. Celui-ci peut notamment encadrer les cépages autorisés, les rendements, certaines pratiques viticoles ou différentes règles d’élaboration.
Certaines appellations couvrent des territoires relativement vastes tandis que d’autres concernent des zones extrêmement restreintes. C’est l’une des raisons pour lesquelles une carte des vins française peut sembler complexe au premier regard.

Qu’appelle-t-on le terroir ?

Le terroir ne désigne pas simplement le sol. Il correspond plus largement à l’interaction entre un lieu, son climat, son relief, son exposition, ses sols, la vigne et le savoir-faire humain.
C’est notamment ce concept qui permet de comprendre pourquoi un même cépage cultivé dans deux régions différentes peut produire des vins très différents.

régions AOC

Comment lire une etiquette de vin

Une étiquette n’est pas uniquement esthétique. Elle contient plusieurs informations permettant d’obtenir de premiers indices sur le vin avant même d’ouvrir la bouteille.

Le producteur

Le nom du domaine, du château, de la maison ou du producteur permet d’identifier celui qui a élaboré ou commercialisé le vin. À mesure que l’on développe ses connaissances, reconnaître certains producteurs devient un excellent repère.

L’appellation ou l’origine

Elle indique l’origine géographique du vin. En connaissant progressivement les grandes régions françaises, une appellation permet souvent de déduire les cépages susceptibles d’avoir été utilisés et d’anticiper une partie du style du vin.

Le millésime

Le millésime correspond généralement à l’année durant laquelle les raisins ont été récoltés. Comme les conditions climatiques varient d’une année à l’autre, le millésime peut avoir une influence sur la maturité des raisins, l’équilibre et le style du vin.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un millésime considéré comme prestigieux garantit automatiquement une grande bouteille : le terroir, le travail du producteur et les conditions de conservation restent essentiels.

Et le cépage ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le cépage n’est pas toujours indiqué sur l’étiquette des vins français. Dans de nombreuses régions, c’est l’appellation qui constitue l’information principale.
Apprendre à lire une étiquette permet ainsi de passer progressivement de « je choisis parce que je reconnais le nom » à « je choisis parce que je comprends ce que cette bouteille peut m’offrir ».

etiquette

Quel vin est fait pour vous

Il n’existe pas un goût universel en matière de vin. Deux personnes peuvent déguster exactement la même bouteille et avoir des appréciations très différentes. C’est parfaitement normal.

L’objectif n’est donc pas uniquement d’apprendre à reconnaître les vins considérés comme « bons », mais de comprendre quels styles correspondent réellement à vos préférences.

Posez-vous quelques questions simples. Préférez-vous la fraîcheur ou la rondeur ? Les vins légers ou puissants ? Les rouges souples ou très tanniques ? Les blancs vifs ou plus amples ? Les arômes fruités, floraux, épicés ou boisés ?

Plus vous dégustez en comparant, plus votre profil devient précis. Cette connaissance devient ensuite extrêmement utile chez un caviste, au restaurant ou devant une carte des vins : vous êtes capable d’expliquer ce que vous recherchez plutôt que de choisir uniquement une appellation ou une bouteille que vous connaissez déjà.

Et surtout, connaître ses goûts ne signifie pas boire toujours la même chose. C’est au contraire un excellent point de départ pour explorer de nouveaux vins en sachant dans quelle direction chercher.

fait pour vous

Les bases des accords Mets & Vins

Les accords mets et vins sont souvent présentés comme une longue liste de règles : tel vin avec tel poisson, telle appellation avec tel fromage. Pourtant, comprendre quelques mécanismes simples est beaucoup plus utile que mémoriser des dizaines d’associations.

Rechercher l’équilibre

Un plat délicat risque d’être écrasé par un vin extrêmement puissant. À l’inverse, un vin très léger peut disparaître face à un plat particulièrement intense. L’un des premiers principes consiste donc à rechercher un certain équilibre entre les intensités.

Comprendre le rôle de l’acidité

L’acidité apporte de la fraîcheur et peut être particulièrement intéressante face à des aliments riches ou gras. Elle permet parfois de « nettoyer » le palais et de redonner de l’énergie à l’accord.

Attention aux tanins

Les tanins réagissent avec les aliments. Ils peuvent être très intéressants avec certaines textures riches en protéines, mais beaucoup moins harmonieux avec d’autres préparations. C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles vin rouge et fromage ne constituent pas automatiquement l’accord idéal, contrairement à une idée très répandue.

Et les vins doux ?

La sucrosité peut créer des accords remarquables lorsqu’elle rencontre le sel, certaines saveurs puissantes ou naturellement le dessert. Là encore, l’équilibre reste essentiel : avec un dessert, le vin doit généralement présenter suffisamment de douceur pour ne pas paraître austère en comparaison.


Le plus intéressant reste d’expérimenter. Goûter le vin seul, puis avec le plat, et observer ce qui change. Un accord réussi ne juxtapose pas simplement deux bons produits : chacun doit idéalement apporter quelque chose à l’autre.

accords mets & vins

Pourquoi faire des dégustations comparatives

Déguster une seule bouteille permet de découvrir un vin. En déguster plusieurs côte à côte permet véritablement de comprendre leurs différences.

Un vin que l’on trouvait frais peut soudain sembler beaucoup plus rond lorsqu’il est placé à côté d’un vin particulièrement vif. Des tanins qui semblaient puissants peuvent paraître beaucoup plus modérés après avoir goûté un autre rouge très structuré.

La dégustation comparative constitue donc l’un des moyens les plus efficaces de progresser. Elle permet de transformer des notions parfois abstraites — acidité, tanins, matière, intensité aromatique, longueur — en sensations concrètes et mémorisables.

comparer les vins

Déguster: le meilleur moyen d'apprendre

On peut lire des livres, regarder des cartes et apprendre le nom des cépages. Mais certaines notions deviennent beaucoup plus simples dès qu’on peut les retrouver directement dans son verre.


Chez Chardo Wine Club, la dégustation est justement utilisée comme un outil d’apprentissage. Les vins ne sont pas simplement servis les uns après les autres : ils sont sélectionnés pour permettre de comparer des cépages, des régions, des styles, des méthodes d’élaboration ou des équilibres différents.


Chaque dégustation devient ainsi l’occasion de répondre à une question. Pourquoi ce vin paraît-il plus frais ? D’où viennent ses tanins ? Pourquoi ces deux vins issus du même cépage sont-ils si différents ? Pourquoi celui-ci fonctionne-t-il mieux avec ce fromage ? Qu’est-ce qui me permet de dire que je préfère l’un à l’autre ?


L’objectif n’est pas de transformer chaque participant en œnologue ni de lui apprendre à réciter un vocabulaire technique. Il est de lui permettre de comprendre davantage ce qu’il goûte, de poser ses questions, de construire ses propres repères et de devenir progressivement plus autonome dans ses choix.

deguster pour apprendre

À quelle température faut-il servir le vin ?

La température de service joue un rôle beaucoup plus important qu'on ne l'imagine dans la dégustation d'un vin. Un même vin peut paraître fermé, lourd, alcooleux ou au contraire parfaitement équilibré selon la température à laquelle il est servi. La température agit directement sur la perception des arômes, de l'alcool, de l'acidité et des tanins.

Le froid a tendance à réduire l'expression aromatique du vin. Il renforce également la sensation de fraîcheur et atténue la perception de l'alcool. C'est pourquoi les vins blancs, les rosés et les vins effervescents sont généralement servis plus frais que les vins rouges. Mais un vin servi trop froid perd une grande partie de ses arômes : les parfums deviennent plus difficiles à percevoir et le vin peut sembler plus simple qu'il ne l'est réellement.
À l'inverse, lorsque la température augmente, les arômes deviennent plus expressifs, mais l'alcool devient également plus perceptible. Un vin rouge servi à 23 ou 24 °C peut ainsi paraître beaucoup plus lourd et brûlant qu'il ne l'est réellement.

Les vins effervescents comme le champagne sont généralement agréables autour de 8 à 10 °C. Les cuvées plus complexes ou les champagnes millésimés peuvent être dégustés légèrement plus chauds, autour de 10 à 12 °C, afin de mieux révéler leurs arômes.
Les vins blancs légers et très frais peuvent être servis autour de 8 à 10 °C. Les grands vins blancs, plus riches et plus complexes, gagnent souvent à être dégustés autour de 11 à 13 °C.

Les rosés se situent généralement autour de 9 à 11 °C.

Pour les vins rouges légers et fruités, comme certains gamays ou pinots noirs, une température autour de 13 à 15 °C fonctionne très bien. Les rouges plus puissants et structurés peuvent être servis autour de 16 à 18 °C.
C'est d'ailleurs l'origine de l'expression « servir à température ambiante ». Elle vient d'une époque où les pièces étaient souvent chauffées autour de 16 à 18 °C. Aujourd'hui, dans un appartement chauffé à 22 ou 23 °C, servir un rouge à température ambiante signifie souvent le servir beaucoup trop chaud.
Il ne faut donc pas hésiter à mettre un vin rouge quelques dizaines de minutes au réfrigérateur avant de le servir. Inversement, un blanc sorti directement d'un réfrigérateur à 4 °C gagnera souvent à rester quelques minutes dans le verre avant d'être dégusté.
 
Enfin, il faut garder à l'esprit que le vin se réchauffe rapidement dans le verre. Il est donc généralement préférable de le servir un peu trop frais plutôt qu'un peu trop chaud.

temperature service du vin

Pourquoi faut-il parfois carafer un vin ?

Carafer un vin consiste à le verser dans une carafe afin de favoriser son contact avec l'air. Cette opération peut profondément modifier la dégustation, notamment en permettant à certains vins de développer davantage leurs arômes et de devenir plus harmonieux.

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Lorsqu'une bouteille est ouverte, seule une petite surface du vin est en contact avec l'air. Dans une carafe, cette surface est beaucoup plus importante. L'oxygène peut donc interagir plus rapidement avec le vin.

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On parle souvent indistinctement de « carafage » et de « décantation », mais les deux opérations ne poursuivent pas exactement le même objectif.

Le carafage concerne principalement les vins jeunes. L'objectif est de les oxygéner. Certains vins récemment mis en bouteille peuvent être encore fermés : leurs arômes semblent discrets et leurs tanins peuvent paraître fermes. Une heure ou deux dans une carafe peut les rendre beaucoup plus expressifs.

La décantation, elle, concerne surtout les vins âgés. Au fil des années, certains vins rouges développent un dépôt naturel au fond de la bouteille. On verse alors très doucement le vin dans une carafe afin de séparer le liquide de ce dépôt.

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Mais les vieux vins demandent beaucoup de précautions. Contrairement à un vin jeune, un vin âgé peut être très sensible à l'oxygène. Une oxygénation trop importante peut accélérer son évolution et faire disparaître rapidement ses arômes les plus délicats.

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Tous les vins n'ont donc pas besoin d'être carafés.

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Un rouge jeune, concentré et tannique peut profiter d'une oxygénation de 30 minutes à plusieurs heures. Certains grands vins jeunes peuvent même s'ouvrir progressivement pendant toute une soirée.

Un blanc riche et complexe peut lui aussi bénéficier d'un passage en carafe. Cette pratique est moins connue, mais certains grands chardonnays, chenins ou vins blancs élevés en fût deviennent beaucoup plus expressifs après quelques dizaines de minutes d'aération.

Pour savoir si un vin a besoin d'air, une méthode simple consiste à le goûter immédiatement après ouverture. S'il paraît fermé, peu aromatique ou très austère, on peut le laisser évoluer dans le verre ou le mettre en carafe.

Il ne faut donc pas considérer le carafage comme une règle obligatoire. C'est simplement un outil permettant d'aider certains vins à révéler leur potentiel.

carafer un vin

Comment conserver une bouteille de vin ?

Bien conserver le vin consiste principalement à lui offrir un environnement stable. Le vin est un produit vivant qui évolue avec le temps. La chaleur, la lumière, les variations de température ou les vibrations peuvent accélérer ou perturber cette évolution.
Le premier élément à surveiller est la température. Une température autour de 11 à 14 °C est généralement idéale pour une conservation longue. Mais la stabilité est encore plus importante que la température exacte. Une cave à 15 °C toute l'année est souvent préférable à une pièce passant régulièrement de 10 à 25 °C.
La chaleur accélère le vieillissement du vin. À température élevée, les réactions chimiques se produisent plus rapidement et le vin peut évoluer prématurément.
La lumière constitue un autre facteur important. Les rayons ultraviolets peuvent altérer certains composés du vin. C'est notamment pour cette raison que de nombreuses bouteilles utilisent du verre teinté.
L'humidité joue surtout un rôle dans la conservation des bouteilles fermées avec un bouchon en liège. Une cave trop sèche peut favoriser le dessèchement du bouchon. Une humidité autour de 60 à 75 % est généralement satisfaisante.
Traditionnellement, les bouteilles bouchées avec du liège sont conservées couchées afin que le vin reste en contact avec le bouchon et limite son dessèchement. Pour une conservation de quelques mois, la position de la bouteille aura néanmoins beaucoup moins d'importance.
Il vaut également mieux éviter les vibrations permanentes. Une cave située près d'une machine ou d'une source importante de vibrations n'est pas idéale pour une conservation de plusieurs années.
Si l'on ne possède pas de cave naturelle, une cave à vin électrique constitue souvent la solution la plus simple. Pour une conservation de quelques semaines ou quelques mois, un placard sombre situé dans une pièce relativement fraîche peut également convenir.
Une fois la bouteille ouverte, les règles changent. Le principal ennemi devient alors l'oxygène.
Un vin blanc ou rosé ouvert peut généralement être conservé 2 à 4 jours au réfrigérateur. De nombreux rouges peuvent également tenir quelques jours, surtout s'ils sont rebouchés et conservés au frais.
Les vins effervescents doivent être fermés avec un bouchon spécial capable de résister à la pression. Avec ce type de bouchon, un champagne peut conserver une partie de son effervescence pendant environ deux jours.
Enfin, tous les vins ne sont pas destinés à vieillir longtemps. De nombreux vins sont conçus pour être appréciés dans leur jeunesse. Une bonne conservation ne transforme donc pas automatiquement une bouteille en grand vin de garde.

conserver un vin

Comment savoir si un vin peut vieillir ?

Tous les vins évoluent avec le temps, mais tous ne vieillissent pas de la même manière. Certains atteignent leur meilleur niveau après quelques mois ou quelques années, tandis que d'autres peuvent continuer à évoluer pendant plusieurs décennies.

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La capacité de garde dépend avant tout de l'équilibre du vin.

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L'acidité joue un rôle fondamental. Elle apporte de la fraîcheur et contribue à la stabilité du vin dans le temps. C'est notamment pour cette raison que certains grands rieslings ou chenins blancs peuvent vieillir pendant plusieurs décennies.

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Dans les vins rouges, les tanins jouent également un rôle important. Présents notamment dans la peau et les pépins du raisin, ils donnent parfois une sensation d'assèchement en bouche lorsqu'un vin est jeune. Avec le temps, ils évoluent et deviennent généralement plus souples.

Le sucre est également un puissant facteur de conservation. Certains grands vins liquoreux peuvent ainsi se conserver extrêmement longtemps.

L'alcool et la concentration générale du vin participent également à sa capacité de garde.

Mais aucun de ces éléments ne suffit isolément. Ce qui compte surtout est l'équilibre entre tous les composants du vin.

Un vin extrêmement tannique mais pauvre en fruit ne deviendra pas forcément meilleur en vieillissant. Il risque simplement de perdre progressivement son fruit tout en conservant une structure dure.

Le cépage, le terroir et le travail du vigneron jouent également un rôle majeur. Certaines régions produisent traditionnellement des vins destinés à évoluer longtemps : grands Bordeaux, Bourgognes, Barolos, certains vins du Rhône, rieslings allemands ou grands chenins de Loire, par exemple.

 

Le millésime influence lui aussi la capacité de garde. Dans certaines années, les raisins atteignent une maturité et une concentration particulièrement favorables au vieillissement.

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Avec l'âge, les arômes du vin évoluent. Un vin jeune peut présenter des parfums de fruits frais, de fleurs ou d'épices. Après plusieurs années, ces arômes peuvent progressivement évoluer vers des notes de fruits mûrs, de sous-bois, de cuir, de champignon, de tabac, de miel ou de fruits secs.

Mais il faut retenir une chose essentielle : vieillir n'est pas synonyme de s'améliorer.

Certains amateurs préfèrent l'énergie et le fruit des vins jeunes. D'autres apprécient davantage la complexité aromatique des vins évolués.

La meilleure période de dégustation correspond donc souvent à une fenêtre plutôt qu'à une date précise.

vin peut vieillir

Pourquoi le millésime est-il important dans le vin ?

Le millésime correspond à l'année durant laquelle les raisins ont été récoltés. Lorsqu'une bouteille porte la mention 2024, cela signifie donc que le vin a été élaboré principalement à partir de raisins récoltés en 2024.
Si le millésime est important, c'est parce que la vigne est directement soumise aux conditions climatiques.
La quantité de pluie, l'ensoleillement, les températures ou encore les épisodes de gel et de grêle peuvent modifier profondément la maturité des raisins.
Une année fraîche peut produire des vins plus tendus, plus acides et parfois plus légers. Une année particulièrement chaude peut favoriser des raisins plus mûrs, avec davantage de sucre et donc potentiellement davantage d'alcool.
Mais il serait trop simple de classer les années uniquement entre « bons » et « mauvais » millésimes.
Un millésime peut être excellent pour une région et plus difficile pour une autre. Même à l'intérieur d'une région, certaines zones peuvent avoir été davantage touchées par la pluie ou le gel.
Le style de vin compte également. Une année chaude pouvant être favorable à certains rouges puissants peut être plus compliquée pour des vins recherchant avant tout fraîcheur et tension.
Le travail du vigneron a enfin une importance considérable. Aujourd'hui, les techniques viticoles et œnologiques permettent souvent de produire de très bons vins même lors d'années compliquées.
Le millésime devient particulièrement intéressant lorsque l'on compare plusieurs années d'un même vin. On comprend alors comment un même vignoble peut produire des expressions différentes selon les conditions climatiques.
Pour les vins destinés à vieillir, certaines années peuvent également offrir une meilleure capacité de garde grâce à une combinaison favorable de maturité, d'acidité et de concentration.
Il ne faut cependant pas transformer les tableaux de millésimes en règle absolue. Un très bon producteur dans une année moyenne peut produire un vin beaucoup plus intéressant qu'un producteur médiocre dans une année réputée exceptionnelle.
Le millésime est donc une information supplémentaire permettant de comprendre le vin, mais jamais le seul critère permettant de juger sa qualité.

Millésime

Quel verre choisir pour déguster un vin ?

Le verre influence réellement notre perception du vin. Sa forme modifie la manière dont les arômes arrivent jusqu'au nez, mais également la façon dont le vin entre dans la bouche.

Pour bien déguster, le premier critère est d'utiliser un verre suffisamment grand pour pouvoir faire tourner le vin sans le renverser.

Cette rotation permet d'augmenter la surface de contact entre le vin et l'air et favorise la libération des molécules aromatiques.

Le verre doit généralement être plus large au niveau de la partie inférieure puis se resserrer légèrement vers le haut. Cette forme permet de concentrer les arômes vers le nez.

Un verre totalement droit ou très ouvert laisse les arômes se disperser plus rapidement.

Il est également préférable d'utiliser un verre fin et transparent. La transparence permet d'observer correctement la couleur et les nuances du vin.

La finesse du bord apporte quant à elle une sensation plus agréable en bouche.

Les grands vins rouges sont souvent servis dans des verres assez larges, car leur structure et leur complexité aromatique peuvent bénéficier d'une oxygénation plus importante.

Les vins blancs utilisent généralement des verres légèrement plus petits afin de préserver davantage leur fraîcheur.

Pour les vins effervescents, la traditionnelle coupe de champagne est esthétique mais peu adaptée à la dégustation : son ouverture très large entraîne une dispersion rapide des arômes et du gaz carbonique.

La flûte conserve mieux les bulles, mais elle est parfois trop étroite pour permettre aux arômes de s'exprimer pleinement. De nombreux professionnels utilisent aujourd'hui des verres ressemblant davantage à de petits verres à vin, légèrement resserrés vers le haut.

Faut-il pour autant posséder un verre différent pour chaque cépage ?

Absolument pas.

Pour la majorité des amateurs, un bon verre universel permet de déguster correctement presque tous les vins. Un verre d'environ 35 à 50 cl, avec une forme légèrement arrondie et une ouverture resserrée, est déjà largement suffisant.

Il faut également éviter de remplir le verre jusqu'en haut. Une quantité d'environ 8 à 12 cl permet de disposer d'un espace suffisant pour faire tourner le vin et sentir ses arômes.

Enfin, le verre doit être parfaitement propre et dépourvu d'odeur. Les résidus de produit vaisselle ou les odeurs d'un placard peuvent parfois perturber davantage la dégustation que la forme du verre elle-même.

Quel verre quel vin

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Les ateliers Chardo Wine Club sont conçus pour apprendre en dégustant, dans une atmosphère conviviale et accessible. Chaque thème est exploré à travers une sélection de vins permettant de passer immédiatement de l’explication à l’expérience : comprendre le vin, identifier ses goûts, découvrir les grands cépages et les régions, explorer les accords vins et fromages ou approfondir un univers particulier.


Pas besoin de connaissances préalables : la curiosité suffit. Chacun peut poser ses questions, comparer ses sensations et progresser à son rythme.

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